L’e-commerce connaît-il certaines frontières ? 27/09/2016Les News e-Commerce

L’e-commerce connaît-il certaines frontières ?

Internet est accessible par tous et partout dans le monde ! On pourrait alors croire que l’ e-commerce ne connaît pas de frontières car les sites marchands sont accessibles depuis n’importe où. La réalité est autre puisque les e-consommateurs achètent principalement sur des sites locaux. Toutefois, il se pourrait bien que les chiffres soient bousculés et que cela change bientôt.

Quelles sont les limites du e-commerce international ?

Acheter sur un site marchand étranger freine, et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les coûts de livraisons peuvent varier considérablement d’un pays à un autre. On peut observer des montants cinq fois plus élevés que les nationaux, ce qui peut être un énorme frein pour passer une commande. De plus, acheter sur un site provenant d’un autre pays ne met pas forcément en confiance les potentiels acheteurs qui préféreront consommer sur un site présent dans leur pays.

D’après une étude Paypal, le premier facteur qui freine l’achat sur un e-commerce international est le montant des frais de livraison, suivi de près par la peur de ne pas être livré. Ensuite, l’étude révèle que les taxes à payer, les risques de ne pas avoir un service client de qualité ou les délais de livraisons trop lents peuvent également pénaliser les ventes. Dans ce classement, on retrouve également la peur d’une non conformité du produit, les modalités de retour trop complexes, le risque d’acheter une contrefaçon, les problèmes liés à la fraude ou encore le manque d’information sur les frais de douane à payer.

Les chiffres le prouvent, 43% des entreprises en Europe vendent essentiellement sur leur marché domestique contre 23% sur d’autres marchés de l’Union Européenne. Ce chiffre place les e-commerces Européens derrière les Etats-Unis qui représentent 12,7% du commerce total contre 8,4% en Europe.

Toutefois, ces chiffres risquent de changer. Le cabinet d’étude Forrester estime que les ventes sur internet vont croître de 13% par an. Le chiffre d’affaire des ventes du e-commerce à l’international pourrait doubler en 6 ans, passant de 204 milliards de dollars en 2015 à 424 milliards en 2021.

Certains pays consomment plus sur les sites étrangers que d’autres.

La France ne figure pas dans le top 10 des pays où les internautes sont les plus enclins à acheter à l’étranger. Selon l’étude réalisée par Paypal, les trois premiers pays sont l’Irlande, avec 86% d’internautes qui ont acheté sur des sites étrangers, l’Autriche, avec 85%, et Israël, avec 80%.

Malgré le fait que ces chiffrent ne mettent pas les Français en bonne position, ce sont eux qui sont les plus enclins à vendre à l’international parmi les pays Européen. L’étude Paypal indique que 64% des e-commerces de l’hexagone sont présents au-delà des frontières. 88% d’entre eux ont une plateforme multilingue afin de favoriser au mieux les ventes à l’international.

Toutefois, ces ventes cross-border se limitent principalement à l’Europe. Les sites marchands français exportent principalement chez leurs voisins de l’Union Européenne et visent en priorité la Belgique, l’Espagne ou encore l’Italie.

Même si vendre à l’international peut freiner, il ne faut pas négliger les avantages qu’un e-commerce peut en tirer. Effectivement, chez les e-commerçants français, on constate un chiffre d’affaire de 30% supérieur à ceux qui vendent uniquement sur le territoire.

Toutefois, dans les prochaines années, le nombre de commerces vendant à l’étranger pourrait bien changer car l’e-commerce à l’international semble prendre de l’ampleur et pourrait devenir une solution optimale pour les commerçants souhaitant élargir leurs champs d’actions ainsi qu’augmenter leurs chiffres d’affaires.